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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les erreurs à ne pas commettre en neurogastroentérologie Volume 26, supplément 2, Novembre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
Guillaume Gourcerol sous l’égide du GFNG 7 *
1 CHU de Rennes, Hôpital Pontchaillou, Service de physiologie digestive, Rennes
2 CHU de Clermont-Ferrand, Service de médecine digestive, Université Clermont Auvergne, INSERM UMR 1107, Neuro-Dol, F-Clermont-Ferrand 63001
3 Hôpital Ambroise Paré, Service de Gastroentérologie, Boulogne-Billancourt
4 Hôpital Avicenne, Service de Gastroentérologie, INSERM U-987, Bobigny
5 Université Claude Bernard Lyon I et Hospices Civils de Lyon, Hôpital E Herriot, Service d’explorations fonctionnelles digestives, Lyon
6 CHU de Bordeaux, Hôpital Haut-Lévêque, Centre Médico-Chirurgical Magellan, Service d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive, Bordeaux
7 CHU de Rouen, Hôpital Charles Nicolle, Service de physiologie digestive, urinaire, respiratoire et sportive, 1 rue de Germont, 76031 Rouen Cedex ; UMR INSERM 1073-CIC1404
* Correspondance

Le syndrome de rumination a une présentation clinique caractéristique et doit être évoqué en pH-impédancemétrie si le nombre de reflux post-prandiaux atteignant l’œsophage proximal est important. Un hypopéristaltisme œsophagien n’est pas une contre-indication absolue à la chirurgie anti-reflux, ces anomalies étant fréquentes en cas de reflux gastro-œsophagien (RGO) pathologique. Les symptômes ORL sont fréquemment mis sur le compte d’un reflux gastro-œsophagien mais les lésions inflammatoires décrites en laryngoscopie n’ont aucune spécificité et si les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont inefficaces, la probabilité que les symptômes soient en rapport avec un RGO est très faible, voire nulle. Les formes manométriques atypiques d’achalasie et les achalasies de type III doivent également inciter à faire un bilan complémentaire par scanner et/ou échoendoscopie œsophagienne. Dans l’évaluation de l’allergie, il n’y a pas lieu de faire des tests diagnostiques n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité, comme le dosage d’immunoglobulines G ou E totales. Il est important de réaliser de façon systématique des biopsies coliques chez des patients ayant une diarrhée chronique. Il parait très important d’expliquer au patient les différents mécanismes pouvant être à l’origine des symptômes de l’intestin irritable et le fait qu’ils ne peuvent pas être mis en évidence par des examens de routine. Le régime pauvre en FODMAPs (Fermentable Oligo-, Di-, Mono-saccharides And Polyols) est restrictif et doit être évité chez les patients à risque de troubles du comportement alimentaire. La chirurgie colique peut être discutée dans la constipation de transit sévère sous réserve que l’indication soit posée dans un centre expert. La correction d’un trouble de la statique rectale est un facteur d’amélioration de la constipation terminale. Les troubles du transit associés à l’incontinence fécale sont essentiellement représentés par une diarrhée, une alternance diarrhée-constipation et parfois par une constipation. Il peut être difficile de mettre en évidence à l’interrogatoire une diarrhée du constipé, notamment chez des patients ayant une constipation ancienne, chez les patients neurologiques ou en cas de prise de ralentisseurs de transit.

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