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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les conséquences de la carence martiale au-delà de l’anémie Volume 25, numéro 5, Mai 2018

Illustrations

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  • Figure 2
  • Figure 3
Auteur
Hôpital Henri Mondor, service de cardiologie, 51 Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 94010 Créteil, France
* Tirés à part

La carence martiale a des conséquences bien avant la survenue de l’anémie dont l’apparition est plus tardive. La carence martiale engendre de la fatigue, diminue la capacité à l’effort, la concentration et la qualité de vie. Elle est reconnue comme une comorbidité chez les patients insuffisants cardiaques car elle est associée à une augmentation de la morbi-mortalité. Le fer est essentiel dans le métabolisme cellulaire. Il participe à de très nombreuses réactions enzymatiques indispensables à la vie, notamment les réactions d’oxydoréduction de la chaîne respiratoire mitochondriale. Plusieurs études ont montré que la carence martiale traitée par l’administration de fer (intraveineux) améliore les symptômes, l’état général, la capacité à l’effort, la qualité de vie, diminue la fatigue et le taux d’hospitalisation. Dans les maladies inflammatoires, la supplémentation en fer par voie veineuse est plus efficace que la forme par voie orale. Compte tenu des conséquences de la carence martiale, il est nécessaire de la détecter et de la traiter rapidement pour éviter les effets non érythropoïétiques et l’évolution irrémédiable vers l’anémie.

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