John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Le porteur inactif du VHB existe-t-il ? Volume 23, numéro 8, Octobre 2016

Auteurs
1 CHR d’Orléans, service d’hépato-gastroentérologie et d’oncologie digestive, 14 avenue de l’Hôpital, CS 86709, 45067 Orléans cedex 2, France
2 CHR d’Orléans, unité d’alcoologie de liaison, 14 avenue de l’Hôpital, CS 86709, 45067 Orléans cedex 2, France
* Tirés à part

La définition du porteur inactif du virus de l’hépatite B (VHB) repose sur des mesures répétées des transaminases et de la charge virale B pendant au moins 1 an. Les transaminases ALT doivent être rigoureusement normales et la charge virale B < 20 000 UI/mL. Ce statut correspond à un contrôle immunologique de l’infection par le patient infecté et est associé à un bon pronostic, avec très faible risque d’évolution vers la cirrhose et le cancer. Cette situation peut toutefois être confondue avec une hépatite B chronique à anticorps anti-HBe en phase de quiescence. D’autre part, des comorbidités (alcool, tabac, syndrome métabolique) peuvent favoriser le développement de la fibrose hépatique chez des porteurs inactifs du VHB. Ces patients nécessitent donc une surveillance prolongée. La place des tests non invasifs de fibrose, de l’échographie hépatique, de la quantification de l’antigène HBs (Ag HBs) ou de l’antigène HB core-related (HBcr) reste à préciser dans cette surveillance. Une meilleure évaluation de leurs apports respectifs permettra peut-être à l’avenir de distinguer des sujets à faible risque, dont la surveillance pourra être allégée, de sujets à risque majoré, méritant une surveillance soutenue.