John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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La thérapie photodynamique en hépato-gastroentérologie Volume 14, numéro 2, Mars-avril 2007

Auteurs
Service des Maladies de l’Appareil digestif et de la Nutrition, Hôpital Huriez, CHRU Lille, 59037 Lille Cedex, Inserm IFR 114, CHRU Lille, Service de Radiologie digestive et endocrinienne, CHRU Lille, Service des Maladies de l’Appareil digestif et de la Nutrition, CHRU Angers, Club francophone de thérapie photodynamique (CFTP)

La thérapie photodynamique (PDT) consiste à exciter par une lumière monochromatique spécifique, dénuée d’effet thermique, un photosensibilisant retenu électivement par les cellules tumorales afin de déclencher une cascade de réactions cytotoxiques. Le principal photosensibilisant actuellement utilisé en France est le Photofrin ® (laboratoire Axcan). En endoscopie digestive, l’excitation lumineuse est réalisée, via une fibre optique, par une lumière laser de longueur d’onde correspondant au pic d’excitation du photosensibilisant. En raison d’une rétention cutanée prolongée du Photofrin ®, le patient doit être informé des précautions à prendre pour se protéger de toute lumière vive pendant au moins 3 semaines. En pathologie digestive, les principales indications, après concertation multidisciplinaire, sont les cancers œsophagiens superficiels soit en première intention (Barrett en dysplasie sévère, malades inopérables), soit pour une récidive après radiothérapie, et les cancers inopérables des voies biliaires pour prolonger la survie des patients avec un drainage biliaire palliatif.