John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

La rectocèle : le b.a.-ba pour maîtriser un sujet complexe… Volume 28, numéro 10, Décembre 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9
  • Figure 10
  • Figure 11
  • Figure 12
  • Figure 13

Tableaux

Auteurs
1 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Service de proctologie médico-chirurgicale, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
2 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Service de radiologie, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
3 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Service de gynécologie et d’obstétrique, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
4 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Département de kinésithérapie, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
5 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Service de chirurgie digestive, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
6 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Service d’Urologie, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
* Correspondance

La rectocèle est une anomalie fréquente consistant en un prolapsus de la paroi antérieure du rectum dans la paroi vaginale postérieure. Elle est le plus souvent asymptomatique. Sinon, elle se manifeste principalement par une dyschésie et/ou par une sensation de « boule » vaginale. Elle est principalement favorisée par la constipation, les accouchements par voie basse, l’obésité, l’antécédent d’hystérectomie et le vieillissement tissulaire. Elle peut être isolée ou accompagnée d’autres troubles de la statique pelvienne qu’il convient de chercher de manière systématique car leur présence peut modifier la prise en charge thérapeutique. Cette prise en charge est largement médicale et repose essentiellement sur une régularisation du transit et sur la rééducation anopérinéale par biofeedback. La prise en charge chirurgicale est indiquée chez les patientes en échec du traitement médical ou chez celles qui souffrent d’une gêne esthétique en rapport avec une volumineuse rectocèle. Elle doit être au mieux discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire de pelvi-périnéologie qui tient compte de l’ensemble des données cliniques, paracliniques et de l’impact sur la qualité de vie de ce type de trouble. En effet, la simple correction anatomique peut dans certains cas se solder par l’absence de soulagement des symptômes voire de leur aggravation. La patiente doit être bien informée des modalités et suites de chaque geste chirurgical proposé et doit être partie prenante du choix thérapeutique. Plusieurs voies d’abord chirurgicales sont possibles : transvaginale, transpérinéale, transanale et abdominale. Mais l’abord abdominal par promontofixation laparoscopique avec rectopexie est de loin la procédure chirurgicale la plus utilisée.