John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

La maladie proctologique de la grossesse et du post-partum (troubles de la continence exclus) : un malheureux événement… Volume 24, numéro 7, Septembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6

Tableaux

Auteurs
1 Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, service de proctologie médico-chirurgicale, 185 rue Raymond Losserand, 75014 Paris, France
2 Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, service de gynécologie et d’obstétrique, 185 rue Raymond Losserand, 75014 Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : grossesse, post-partum, hémorroïdes, thrombose hémorroïdaire, fissure anale, fistule anale
  • DOI : 10.1684/hpg.2017.1484
  • Page(s) : 678-88
  • Année de parution : 2017

La grossesse et le post-partum sont associés classiquement à l’apparition ou à la recrudescence de symptômes proctologiques dominés par la maladie hémorroïdaire et la fissure. La thrombose hémorroïdaire est l’accident le plus fréquent du troisième trimestre et du post-partum. Sa prise en charge est quasi-exclusivement médicale et le recours à un geste d’excision ou à un traitement chirurgical est exceptionnel. Dans ce contexte, la principale contrainte est la contre-indication au cours du troisième trimestre des anti-inflammatoires non stéroïdiens qui peuvent être alors substitués par une corticothérapie courte. Concernant la fissure anale, elle est le plus souvent observée dans le post-partum, volontiers antérieure et s’accompagne rarement d’une hypertonie anale, ce qui est en faveur du rôle possible du traumatisme obstétrical. Sa prise en charge est aussi en grande partie médicale et repose essentiellement sur une régularisation du transit. Concernant les fistules, qui sont plus rares et pour lesquelles le traitement est beaucoup moins bien documenté, trois cas de figures sont possibles : la fistule anorecto-vaginale, la fistule cryptoglandulaire classique et la fistule d’allure cryptoglandulaire s’extériorisant dans la cicatrice d’épisiotomie. Elles sont en grande partie liées au caractère traumatique de l’accouchement. Leur traitement est complexe, ce d’autant qu’il concerne des femmes jeunes en âge de procréer, et repose essentiellement sur une technique d’épargne sphinctérienne.