John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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La coloscopie en immersion : le gaz ou l’eau à tous les étages Volume 25, numéro 6, Juin 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 CHU de Besançon, Service de gastro-entérologie, boulevard Alexander Flemming, F25030 Besançon, France
2 GHHS Vesoul, Service d’hépato-gastroentérologie, rue René Heymes, F70000 Vesoul, France
* Tirés à part

Le dépistage du cancer colorectal par coloscopie a permis d’en réduire la mortalité de 60 à 70 %. Néanmoins, 2 à 9 % des cancers colorectaux sont des cancers intervallaires et 86 % d’entre eux semblent être liés à la procédure endoscopique, donc potentiellement évitables. Les techniques de coloscopies en immersion, water exchange (WE) et water immersion (WI), consistent en une progression à l’eau. Initialement réalisées pour améliorer la tolérance des malades, leur champ de compétence semble être bien plus large, notamment en termes de détection. Comparativement à la progression à l’air, l’examen en immersion ne dure qu’une minute supplémentaire, pour un taux de détection des adénomes amélioré de 16 %, avec un taux d’intubation caecale similaire, sans morbidité supplémentaire. Le water exchange est plus performant que la water immersion en ce qui concerne la qualité de préparation et de détection, particulièrement dans le colon droit. Ces techniques en immersion peuvent être réalisées au quotidien, elles n’engendrent ni investissement, ni coût ni morbidité supplémentaire. Il n’existe pas encore d’études sur l’impact de la progression en immersion sur le taux de cancer intervallaire et sur la mortalité induite par le cancer colorectal.

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