John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Impact des anti-angiogéniques sur la chirurgie : quelques fausses idées Volume 19, numéro 10, Décembre 2012

Auteurs
CHU de Rouen, Hôpital Charles Nicolle, Département d’hépato-gastroentérologie, Unité d’oncologie digestive, 1 rue de Germont, 76031, Rouen, France, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Nouvel Hôpital Civil, Pôle d’hépato-digestive Pôle d’hépato-digestive, Unité de Chirurgie Hépato-Biliaire et Pancréatique, (NHC) 1 place de l’hôpital, 67091 Strasbourg, France ; Université de Strasbourg, Faculté de Médecine, IRCAD/EITS, IHU MixSurg, France

L’adjonction du bevacizumab, anticorps monoclonal anti-VEGF ( ou vascular endothelial growth factor), a permis d’augmenter le taux de réponse histologique objective ainsi que le délai sans progression dans le traitement des métastases hépatiques d’origine colorectale. Son administration n’entraîne pas de lésions histologiques supplémentaires au niveau du parenchyme hépatique non tumoral, ne semble pas altérer la régénération hépatique, et ne modifie pas les suites postopératoires après hépatectomie. Le délai d’arrêt de 5-6 semaines avant le geste chirurgical est recommandé. Son utilisation n’est pas contre-indiquée en cas de tumeur primitive laissée en place car le risque de perforation digestive est faible. Bien qu’évoqué, il n’a pas été démontré d’effet rebond à l’arrêt.