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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Hépatites non A, B, C, D, E, G... ? Volume 4, numéro 2, Mars - Avril 1997

Auteur
Service d'hépato-gastroentérologie, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 47, bd de l'Hôpital, 75651 Paris Cedex 13.

L'identification puis le séquençage en 1989 du virus de l'hépatite C (VHC), l'identification en 1983 du virus de l'hépatite E (VHE) dont le séquençage et la sérologie ne furent disponibles qu'en 1993, ont permis le démembrement du vaste groupe des hépatites non-A, non-B (NA-NB). Les données épidémiologiques démontrent la réalité d'hépatites non-A, non-B, non-C, non-E, parfois appelées hépatites X, représentant 10 à 70 % des hépatites post-transfusionnelles, 2 à 48 % des aiguës sporadiques, 3 à 9 % des chroniques et 25 à 45 % des fulminantes. L'évolution peut en être grave, vers la cirrhose, l'insuffisance hépatique et le carcinome hépatocellulaire. Le virus de l'hépatite G n'est impliqué que dans un faible pourcentage de cas : 1,5 % à 3 % des hépatites post-transfusionnelles, 3 à 20 % des aiguës sporadiques. Il semble plus fréquent dans les formes fulminantes (20 à 30 %). L'étiologie virale de ces hépatites non-A à non-G est très probable, le(s) agent(s) pathogène(s) qui en sont responsable(s) reste(nt) à identifier. L'émergence, parmi ces hépatites non-A, non-G, d'hépatites chroniques pouvant évoluer vers la cirrhose et l'insuffisance hépatocellulaire, et nécessiter une transplantation, justifie une surveillance épidémiologique et une meilleure documentation de leur histoire naturelle.