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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Chirurgie cœlioscopique en 2018, les indications, les limites et les contre-indications Volume 25, numéro 5, Mai 2018

Illustrations

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Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Antoine Béclère, Service de chirurgie digestive minimale invasive, F-92140 Clamart, France ; Université Paris-Sud, Orsay, 91 405, France
2 Hôpital Saint-Antoine, Service de chirurgie digestive, 184 Rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris, France ; Université Pierre et Marie Curie
3 Hôpital La Pitié-Salpétrière, Service de chirurgie digestive, 100 Boulevard de l’Hôpital, 75012 Paris, France ; Université Pierre et Marie Curie
4 CHU Amiens, Service de chirurgie digestive, chemin de Longpré, 80 000 Amiens, France ; Université Picardie Jules Verne
5 CHU Rouen Charles Nicolle, Service de chirurgie digestive, 1 rue de Germont, 76 000 Rouen, France ; Université Rouen
6 Hôpital Cochin, Service de chirurgie digestive, 27 Boulevard St Jacques, 75014 Paris, France ; Université Paris Descartes, 15 rue de l’Ecole de Médecine, 75005 Paris, France
7 Institut Mutualiste Montsouris, Service de chirurgie digestive, oncologique et métabolique, 42 Boulevard Jourdan, 75014 Paris, France ; Université Paris Descartes, Paris, France
* Tirés à part

La laparoscopie ou la cœlioscopie est une technique d’endoscopie médicale utilisée pour le diagnostic ou la réalisation d’actes chirurgicaux au sein de la cavité abdominale. Elle a fait irruption dans le paysage chirurgical français à la fin des années 1980. En limitant la taille des cicatrices, les intérêts de la laparoscopie sont multiples, à savoir une moindre douleur en post-opératoire, une diminution du risque infectieux, du risque de complications « pariétales » (abcès de paroi, éventration), une diminution du risque d’adhérences intra-abdominales, une diminution de la durée d’hospitalisation, de la durée d’arrêt de travail et une reprise plus rapide des activités et, enfin, un intérêt esthétique. Les avantages escomptés de cette chirurgie minimale invasive ont suscité l’enthousiasme de la majorité des chirurgiens (particulièrement en dehors des filières hospitalo-universitaires) et aussi un important engouement du public, dynamisme commercial et médiatisation se conjuguant pour assurer la diffusion de cette innovation. Le champ d’application de la cœlioscopie en chirurgie digestive s’est très rapidement élargi et actuellement toutes les techniques connues par laparotomie ont été décrites par cœlioscopie. Malgré les difficultés pratiques initiales (qualité des caméras, passage d’une vision en trois dimensions à une vision en deux dimensions, impossibilité de toucher les viscères avec les mains, augmentation de la durée opératoire, réapprentissage de la gestuelle de base), l’essor de la cœlioscopie s’est accompagné, au moins initialement, d’une modification des indications opératoires. L’évaluation initiale de la cœlioscopie a été insuffisante mais la laparoscopie est devenue dans certaines indications – comme le reflux gastro-œsophagien par exemple – la voie d’abord de référence, avant même que des études randomisées ne démontrent son éventuelle supériorité sur la laparotomie. Néanmoins, le nombre d’études randomisées consacrées à la laparoscopie a progressivement augmenté.

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