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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Chimiothérapie dans l’adénocarcinome du pancréas localement avancé et/ou métastatique Volume 12, numéro 3, Mai-Juin 2005

Auteurs
Clinique médicale, HIA Val-de-Grâce, 74 bd de Port Royal, 75005 Paris, Unité de Gastroentérologie, Institut Gustave Roussy, 39 rue Camille Desmoulins, 94805 Villejuif Cedex

Le pronostic de l’adénocarcinome du pancréas localement avancé et/ou métastatique reste mauvais avec une médiane de survie comprise entre 3 et 8 mois. Les essais thérapeutiques comparant chimiothérapie et soins palliatifs ou comportant une évaluation de la qualité de vie ont montré l’intérêt de la chimiothérapie. Cependant, le choix du protocole à proposer en première ligne reste débattu. Chez les patients où la possibilité d’une deuxième ligne de traitement semble réduite, la gemcitabine en monothérapie semble être une option raisonnable. Par contre, chez les patients en bon état général où une stratégie comportant plusieurs lignes de traitement est envisageable, même si l’intérêt de cette stratégie n’est pas formellement démontré, un protocole de type LV5FU2-cisplatine peut être proposé en première ligne. La place de l’association gemcitabine-oxaliplatine reste débattue. Les essais thérapeutiques en cours évaluant différentes stratégies de traitement, de nouveaux protocoles de polychimiothérapie et des associations gemcitabine-thérapies ciblées devraient permettre de mieux préciser les modalités de la prise en charge de cette pathologie de mauvais pronostic.