John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Bilan étiologique des pancréatites aiguës non alcooliques non biliaires Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
CHU Rangueil-Larrey, Pôle digestif, Service de gastroentérologie et pancréatologie, 1 avenue Jean Poulhès, TSA 50032, 31059 Toulouse Cedex 9, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : pancréatite aiguë, microlithiase biliaire, cancer du pancréas, TIPMP, échoendoscopie, cholangiopancréatographie IRM
  • DOI : 10.1684/hpg.2018.1597

Les deux principales causes des pancréatites aiguës (PA) sont la lithiase biliaire (35 à 45 % des cas) et l’alcool (25 à 30 % des cas). Le bilan étiologique d’une PA se déroule en trois phases. À la phase initiale, il comporte un interrogatoire poussé (notamment prises médicamenteuses et de toxiques), un bilan biologique classique, une échographie hépatobiliaire et un scanner abdominal avec injection de produit de contraste. Une cause biliaire ou alcoolique sera démontrée dans 60 % des cas, 10 % des causes seront identifiées de type Non A Non B (traumatiques, iatrogènes, médicamenteuses, infectieuses, hypertriglycéridémie…) et 30 % seront idiopathiques ou de cause encore incertaine. Pour ces derniers cas, un bilan de deuxième intention sera réalisé à distance (1 à 2 mois). Il comporte un nouvel interrogatoire poussé, un bilan biologique (incluant bilan auto-immun et bilan génétique chez le sujet jeune), une cholangio-pancréatographie IRM et une échoendoscopie. Ce nouveau bilan permet de réduire de 50 % le taux de PA sans cause évidente. Le terrain est également important à considérer car, chez l’adulte de plus de 35 ans, les PA biliaires, alcooliques et tumorales sont diagnostiquées alors que, chez l’adulte jeune, il faudra plutôt penser à des causes génétiques, médicamenteuses ainsi qu’à la pancréatite auto-immune. En cas de PA idiopathique au terme de ces deux phases, un suivi doit être organisé avec au minimum une échographie vésiculaire tous les 6 mois mais aussi en réitérant biologie, scanner, cholangio-pancréatographie IRM et échoendoscopie en cas de récidive. Chez l’adulte, 10 à 15 % des PA restent idiopathiques malgré ce bilan en trois phases.