John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Antibioprophylaxie et endoscopie digestive Volume 17, numéro 6, novembre-décembre 2010

Auteur
Département de gastroentérologie, chemin des Bourrely, Hôpital Nord, 13915 Marseille Cedex 20, France
  • Mots-clés : endoscopie, antibioprophylaxie, groupes à risque
  • DOI : 10.1684/hpg.2010.0501
  • Page(s) : 480-4
  • Année de parution : 2010

La mise en œuvre d'une antibioprophylaxie digestive impose de résoudre trois problèmes : les groupes de patients concernés, les procédures endoscopiques à risque et le type de protocole à appliquer. Le groupe de patients concernés a été essentiellement défini par l'American Heart Association (AHA). Il s'agit de patients considérés à haut risque, ayant un antécédent d'endocardite, une prothèse valvulaire cardiaque, un shunt chirurgical systémique pulmonaire, une prothèse vasculaire de moins d'un an. Dans ces situations, l'antibioprophylaxie doit être appliquée pour toute procédure à risque endoscopique élevé et au cas par cas pour les procédures endoscopiques de risque modéré. Les autres groupes dits à risque modéré ou faible ne nécessitent pas d'antibioprophylaxie systématique. Les procédures endoscopiques à risque sont la CPRE avec obstacle biliaire ou pseudokyste pancréatique, la gastrostomie perendoscopique (GPE), la sclérose de varices ou la dilatation de sténose digestive qui nécessitent une antibioprophylaxie quel que soit le groupe de patient concerné. Enfin, les protocoles d'antibioprophylaxie doivent être adaptés aux germes rencontrés le plus fréquemment qui, dans le cas des procédures d'endoscopie digestive haute, sont le plus souvent des germes commensaux de la cavité buccopharyngée. Ces protocoles ne sont pas harmonisés entre les principales sociétés savantes, américaine ou européenne, à la différence des recommandations concernant les groupes de patients ou les procédures endoscopiques à risque.