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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Vitamine D, métabolisme osseux et risque de fracture Volume 14, numéro 2, Juin 2016

Auteurs
1 Service de rhumatologie, Inserm U1059, CHU de Saint-Étienne, France
2 Service de rhumatologie, Hôpital Cochin, Paris, France
* Tirés à part

Des taux insuffisants de 25OH vitamine D (25OHD) constituent un facteur de risque d’ostéoporose. Un nouveau paradigme a émergé faisant de la production locale de 1,25(OH)2D par les ostéoblastes et les ostéoclastes, la voie essentielle de la 25OHD dans son rôle de régulation du remodelage osseux via le récepteur spécifique VDR qu’elle peut directement ou indirectement activer. Il existe probablement un effet positif de la vitamine D sur le risque de fracture, mais ces effets bénéfiques n’ont été observés de manière consistante qu’avec l’administration de doses supérieures à 800 UI/j à des patients observants avec une cible biologique de taux sériques de 25 OHD ≥ 30 ng/mL. L’intervalle de dose inférieur à 3 mois et la dose administrée sont des paramètres importants dans la capacité de la supplémentation en vitamine D à réduire le risque de fracture et il est actuellement recommandé d’assurer ce taux optimal de 25OHD lors de la prise en charge d’un sujet ostéoporotique ou à risque d’ostéoporose.