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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Troubles cognitifs chimio-induits ou « chemobrain » : concept et état de l’art Volume 15, numéro 1, Mars 2017

Tableaux

Auteurs
1 Service de neurologie, Service de santé des armées, HIA de Percy, Clamart, France
2 Service de neurologie 2, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France
3 UMR MD4 8257 CNRS, Université Paris Descartes, SSA, Paris, France
4 Pôle immunologie-infectiologie-inflammation-endocrinologie I3E/USR, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France
5 UMR 1086 Inserm, Centre régional de lutte contre le cancer François Baclesse, Caen, France
6 Institut Gustave Roussy, Villejuif, France
7 Ecole du Val-de-Grâce, Service de santé des armées, Paris, France
* Tirés à part

De nombreux patients traités par chimiothérapies pour des cancers systémiques sans atteinte du système nerveux central présentent des plaintes faisant évoquer une atteinte des fonctions cognitives et laissant penser que la chimiothérapie elle-même aurait pu avoir un effet délétère sur la cognition. Ce phénomène est décrit sous le terme de « chemobrain ». Cependant, les résultats des études évaluant l’épidémiologie et la physiopathologie du chemobrain sont controversés, d’autant plus que des facteurs confondants comme l’humeur, l’anxiété ou encore la fatigue sont souvent associés. Cet article revient sur les principales données cliniques et pré-cliniques disponibles dans la littérature permettant d’évaluer l’implication du chemobrain dans la plainte des patients ainsi que sur les possibilités de prise en charge des patients.