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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Les fonctions sensorielles et la maladie d’Alzheimer : une approche multidisciplinaire Volume 13, numéro 3, Septembre 2015

Auteurs
1 Fondation Médéric Alzheimer, Paris, France
2 Laboratoire de neurosciences fonctionnelles et pathologie, UMR 8160 CNRS, CHU Lille, France
3 Service ORL, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris, France
4 Centre des sciences du goût et de l’alimentation, UMR CNRS 6265, Inra 1324, Université de Bourgogne-Franche-Comté, Dijon, France
5 Centre de recherche en neurosciences, CNRS UMR5292-Inserm U1028, Lyon, France
6 Centre de recherche en neurosciences, UCBL1 CNRS UMR5292 Inserm U1028, Lyon, France
7 Société française de réflexion sensori-cognitive, Paris, France
8 Hôpital gériatrique Vaugirard-Gabriel Pallez (AP-HP), Paris, France
9 Laboratoire de neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine, Inserm U1077, CHU Caen, France
10 Laboratoire cognition, action et plasticité sensorimotrice, Inserm U1093, Dijon, France
11 Service de neurologie, Centre de jour de la mémoire, CHU de Liège, Belgique
12 Groupement de recherche Alzheimer-presbyacousie (GRAP-santé), CH Simone Veil, Montmorency, France
13 Centre mémoire de ressources et de recherche CHU Nice, CoBTeK-IA, Université de Nice Sophia Antipolis, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : maladie d’Alzheimer, cognition, vision, audition, olfaction, goût, toucher, équilibre, douleur, repérage, réhabilitation, qualité de vie
  • DOI : 10.1684/pnv.2015.0553
  • Page(s) : 243-58
  • Année de parution : 2015

Afin de mieux comprendre les relations, encore insuffisamment étudiées, entre les fonctions sensorielles et la maladie d’Alzheimer, la Fondation Médéric Alzheimer a réuni un groupe d’experts multi-disciplinaire. Aux cinq sens d’Aristote, il faut aujourd’hui ajouter la proprioception, la cognition motrice et la perception de la douleur. Lorsque la cognition se détériore, la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer voit le monde qui l’entoure avec son expérience sensorielle, sans qu’elle puisse toutefois intégrer toutes ces informations pour comprendre le contexte. Le traitement des multiples informations sensorielles par le cerveau est étroitement lié à des processus cognitifs. Les déficits sensoriels réduisent considérablement l’autonomie des personnes malades dans la vie quotidienne, leurs relations avec autrui, augmentent leur isolement social et le risque d’accidents. Les professionnels impliqués dans les maladies neurodégénératives restent insuffisamment sensibilisés aux déficits sensoriels, qui peuvent fausser l’évaluation de la cognition. Il existe pourtant des outils de repérage simples de ces déficits, notamment pour les troubles de la vision, de l’audition et de l’équilibre qui peuvent être corrigés. De nombreuses interventions pour la réhabilitation cognitive ou l’amélioration de la qualité de vie s’appuient sur les fonctions sensorielles. L’environnement des personnes malades doit être adapté pour le rendre compréhensible, confortable, sûr et si possible thérapeutique.