John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Les effets musculaires de la vitamine D Volume 14, numéro 2, Juin 2016

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteur
Inra, UMR 1019, UNH, CRNH Auvergne, Clermont-Ferrand, France
* Tirés à part

La présence du récepteur de la vitamine D dans la plupart des tissus de l’organisme vient renforcer l’argument en faveur des fonctions multiples de ce composé. Parmi celles-ci, l’effet de la vitamine D sur la masse et les performances musculaires a été longtemps pressenti. En effet, de nombreuses études publiées à partir des années 1930 ont signalé une amélioration des aptitudes physiques, de la vitesse et de l’endurance chez des sujets jeunes traités par des UVB ou par des suppléments contenant de la vitamine D. Des observations complémentaires font état d’un effet significatif sur la force musculaire, en particulier au niveau des membres inférieurs. Concernant les mécanismes mis en jeu, une action régulatrice de la vitamine D sur les flux de calcium, l’homéostasie minérale et certaines voies de signalisation contrôlant l’anabolisme protéique a été rapportée au niveau du tissu musculaire. Plusieurs enquêtes épidémiologiques révèlent qu’un faible statut en vitamine D est toujours associé à une diminution de la masse, de la force et des capacités contractiles musculaires chez la personne âgée. Cette atteinte aboutit à une accélération de la perte musculaire avec l’âge (sarcopénie), et par conséquent à une réduction des capacités physiques et à une augmentation du risque de chute et de fracture. À l’inverse, un apport supplémentaire de vitamine D chez le sujet âgé améliore significativement les paramètres fonctionnels musculaires classiquement recherchés.