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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Interprétation et pratiques autour du terme « contention chimique » : étude qualitative auprès de 50 professionnels de santé Volume 13, numéro 1, Mars 2015

Auteurs
1 Soins de suite et de réadaptation gériatrique, Hôpital Sainte Périne, Hôpitaux universitaires Paris Île de France Ouest, AP-HP
2 Unité de court séjour gériatrique, Hôpital Ambroise Paré, Hôpitaux universitaires Paris Île de France Ouest, AP-HP, Université de Versailles Saint Quentin
3 Laboratoire d’éthique médicale, Université Paris Descartes
* Tirés à part

Le terme « contention chimique », en anglais chemical restraints, semble être utilisé en pratique, mais de perception hétérogène entre les différents professionnels de santé français. Il se rapproche, dans la littérature, de l’utilisation des psychotropes pour les comportements perturbateurs. La méthode de recherche qualitative basée sur des entretiens semi-dirigés a pour objectif de décrire la compréhension du terme « contention chimique » auprès du personnel médical et paramédical en gériatrie. Ce terme est compris, peu employé au quotidien, inexact pour certains car « les médicaments n’attachent pas ». Le terme « contention physique » a une réalité plus visible. Le terme « sédation de symptômes psychocomportementaux » est plus usité et de connotation moins culpabilisante. En pratique, la contention chimique peut correspondre à l’utilisation en urgence de benzodiazépines ou neuroleptiques, par voie injectable, avec des posologies permettant la sédation d’un patient sans son consentement.