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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Étude des pratiques de dépistage du cancer chez la personne âgée ayant une démence Volume 13, numéro 2, Juin 2015

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Pôle hospitalo-universitaire de gérontologie clinique, Centre hospitalo-universitaire de Nantes, Nantes, France
2 Service d’oncologie médicale, Institut de cancérologie de l’Ouest, Saint-Herblain, France
3 Service de neurologie, Centre-hospitalo-universitaire de Nantes, Nantes, France
* Tirés à part

L’évolution démographique et des pratiques médicales pose la question du dépistage individualisé du cancer chez les personnes âgées. Par ailleurs, il a été montré dans la littérature un lien épidémiologique protecteur entre démence et cancer, qui pourrait être biaisé par l’absence de dépistage de cancer chez ces patients. C’est pourquoi, nous avons réalisé une enquête d’opinion permettant de décrire les pratiques de dépistage du cancer chez les patients âgés de plus de 75 ans, ayant ou non une démence. Dans cette enquête, 304 médecins généralistes ont été interrogés par mail, sur leurs pratiques de dépistage du cancer et sur les éléments l’influençant. Le taux de réponse était de 29,4 %. Sur les 82 médecins ayant répondu, 49 (60 %) disaient poursuivre le dépistage du cancer chez la personne âgée, 51 (62 %) n’étaient pas favorables au dépistage du cancer en présence d’une démence, et 63 (77 %) pensaient qu’il manque des recommandations pour encadrer le dépistage du cancer chez la personne âgée. Finalement, l’absence de dépistage du cancer pourrait biaiser le lien épidémiologique entre cancer et démence. De plus, favoriser l’échange entre médecins généralistes et spécialistes permettrait probablement d’optimiser le dépistage du cancer chez le sujet âgé, avec ou sans démence.