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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Épidémiologie du déficit en vitamine D Volume 14, numéro 1, Mars 2016

Auteur
Service d’explorations fonctionnelles, Hôpital Necker-Enfants malades, AP-HP, Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : vitamine D, déficit en vitamine D, facteurs de risque, population générale, ostéoporose
  • DOI : 10.1684/pnv.2016.0589
  • Page(s) : 7-15
  • Année de parution : 2016

La concentration sérique de la 25-hydroxyvitamine D (25OHD) est le marqueur consensuel du statut vitaminique D. En population générale, on considère qu’une concentration de 25OHD > 20 ng/mL est suffisante, en termes de « santé osseuse ». Chez les patients ostéoporotiques, chez ceux qui ont une pathologie ou qui reçoivent un traitement qui les exposent à un risque d’ostéoporose, ainsi que chez les patients insuffisants rénaux chroniques, un statut vitaminique D considéré comme optimal est plutôt atteint pour des concentrations de 25OHD > 30 ng/mL. En population générale française, les études épidémiologiques montrent que 43 à 50 % de la population ont une concentration de 25OHD < 20 ng/mL et environ 80 % ont une concentration < 30 ng/mL. Chez les patients souffrant d’une pathologie chronique, mais aussi dans certaines catégories de la population générale, comme les sujets âgés, le pourcentage de personnes ayant une concentration de 25OHD < 20 ng/mL est souvent bien supérieur à 50 %. Les études épidémiologiques permettent d’identifier des facteurs de risque de déficit en vitamine D (sujets âgés, surpoids, sujets à peau pigmentée, port de vêtements couvrants, très peu d’activités en extérieur) permettant de cibler les sujets ou les patients qui bénéficieront particulièrement d’une supplémentation en vitamine D.