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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Adaptations des médicaments psychotropes chez les sujets âgés de 75 ans et plus dans un service de médecine interne gériatrique : à propos de 100 patients Volume 9, numéro 2, Mai 2011

Auteurs
Pôle de gérontologie, CHU de Nice, Hôpital de Cimiez, Nice, EHPAD Maison Bleue, Lieu-dit La Bastide, Gattières, Service de gériatrie, Centre Hospitalier de Grasse, Hôpital du Petit Paris, Grasse, Université de Nice-Sophia-Antipolis, Faculté de médecine, Nice
  • Mots-clés : sujets âgés, psychotropes, iatrogénie, évaluation gériatrique standardisée
  • DOI : 10.1684/pnv.2011.0282
  • Page(s) : 163-70
  • Année de parution : 2011

Les sujets âgés souvent polypathologiques sont particulièrement exposés au risque d’effets indésirables médicamenteux. Les médicaments psychotropes sont particulièrement impliqués dans les accidents iatrogéniques. Nous avons voulu savoir si les outils de l’évaluation gériatrique standardisée ou d’autres facteurs pouvaient influencer les modifications de psychotropes en service de gériatrie. Notre étude prospective sur quatre mois sur 100 patients âgés de 75 ans et plus hospitalisés dans le Service de médecine interne gériatrique du CHU de Nice a recherché quelles étaient les raisons cliniques ou biologiques et les outils utilisés lors des modifications des psychotropes. Nous avons comparé ces modifications en fonction des outils de l’évaluation gériatrique standardisée et nous avons analysé les changements en fonction des listes de médicaments potentiellement inappropriés de Laroche et al. et d’après l’instrument STOPP/START. Le mini mental state examination (MMSE) a été l’instrument qui a le plus influencé les modifications de psychotropes avec notamment une tendance à l’augmentation et à l’introduction des anxiolytiques lorsque son score était < 20 (p = 0,007), alors que les neuroleptiques ont plutôt été arrêtés et diminués (p = 0,012). L’évaluation gériatrique standardisée et de nouveaux outils comme STOPP/START nous semblent avoir toute leur place dans l’aide décisionnelle lors des prescriptions de médicaments potentiellement iatrogènes comme les psychotropes.