John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

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Vers un retour au sol des matières de toilettes sèches mobiles Volume 19, supplément 1, Avril 2020

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteur
Réseau de l’assainissement écologique
Route de Saint-Mons
32400 Riscle
France
* Tirés à part

L’emploi de toilettes sèches mobiles (TSM) se généralise en France depuis une vingtaine d’années, sans qu’il n’existe d’encadrement clair de la gestion des matières générées. Les éventuels impacts sanitaires que peut engendrer la mise en place de telles filières de traitement des urines et matières fécales sont étudiés ici. Cette analyse vise à proposer ensuite des axes d’évolution réglementaire. Un état des lieux des pratiques, des représentations du risque sanitaire et de la réglementation en vigueur a été réalisé. Il a permis de cibler sept événements correspondant à quatre filières de pratiques différentes qui ont été caractérisées. Ces quatre filières (urines, urines avec litière, matières fécales avec litière en plateforme individuelle, matières fécales avec litière en plateforme collective) sont les plus représentatives des pratiques de collecte, transport, traitement et valorisation des urines et matières fécales hors du tout-à-l’égout. L’évaluation des risques sanitaires associée à chaque maillon de ces filières démontre qu’aucune mesure particulière n’est à mener pour les matières de TSM par rapport aux consignes et règles d’hygiène générales pour les filières « eaux usées/excreta ». Il est toutefois proposé une meilleure reconnaissance administrative de ces matières pour faciliter leur accès aux plateformes de compostage collectives, car elles sont aujourd’hui peu acceptées. L’obtention du diplôme maître-composteur (module GC25 du référentiel de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie [ADEME]) pour l’opérateur de plateforme individuelle est une bonne garantie de réduction des risques pour la gestion de ces matières.