John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

Tracé de moindre impact environnemental et sanitaire pour une ligne électrique à très haute tension Volume 16, numéro 3, Mai-Juin 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 Ingénieur, directeur de projet chez Réseau transport d’électricité (RTE)
62, rue Louis Delos
59700 Marcq-en-Baroeul
France
2 Géographe, consultante, présidente de C&S Conseils
31, rue de Trévise
75009 Paris
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : ligne électrique, concertation, champs magnétiques, santé, environnement
  • DOI : 10.1684/ers.2017.1020
  • Page(s) : 292-300
  • Année de parution : 2017

La mise en double circuit de la ligne électrique à 400 000 volts entre Lille (poste d’Avelin) et Arras (poste de Gavrelle) dans les Hauts-de-France, engagée pour des raisons de sécurisation de l’alimentation et d’adaptation du réseau à la transition énergétique, a fait l’objet depuis 2011 d’un processus de concertation inédit, dans sa durée comme dans son ampleur, en particulier sur les sujets de santé. Entre 2012 et 2015, les échanges ont permis de rechercher dans le dialogue le tracé de moindre impact soumis à l’enquête publique au printemps 2016.

Les modalités d’information et d’échange ont dû évoluer à chaque étape du projet (débat public, validation de l’aire d’étude, choix du corridor ouest ou est, choix du fuseau de moindre impact, recherche du tracé de moindre impact, enquête publique). Les enjeux sanitaires, formulés dès le stade du débat public, ont ensuite fait l’objet d’une attention particulière, basée sur le partage des connaissances, le débat et la réalisation d’études spécifiques.

Une Commission santé, composée de volontaires aux profils variés, a été chargée de proposer des actions d’information des populations, auprès de Réseau Transport d’Électricité (RTE) et des instances sanitaires de décision. Elle a été le cadre d’échanges en profondeur sur les préoccupations liées aux effets sanitaires des champs magnétiques et au bruit généré par les lignes. La commission a également sollicité la réalisation d’études et de mesures des champs magnétiques par des experts agréés extérieurs à RTE.

Ce dialogue a conduit le maître d’ouvrage à considérer la distance entre les habitations et la ligne comme critère prépondérant dans la définition du tracé. Il a par ailleurs suscité d’autres engagements de la part de RTE : réduction des champs magnétiques (par le recours à un nouveau type de pylône) et suivi de leurs effets éventuels sur les populations riveraines de la ligne.

Au cours de ce processus, le partage critique des connaissances a accompagné un dialogue continu sur les préoccupations sanitaires locales dans la recherche du tracé de moindre impact.