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Environnement, Risques & Santé

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Risques liés à la silice cristalline : avérés ou non encore connus ? Doutes et recherche de preuves sur des maladies professionnelles et environnementales Volume 12, numéro 4, Juillet-Août 2013

Auteurs
Centre d’études européennes de Sciences Po 27 rue saint-Guillaume 75 337 Paris cedex 07 France, Centre d’études de l’emploi 29, promenade Michel Simon 93 166 Noisy-le-Grand cedex France, Ined 133 boulevard Davout 75 020 Paris France, Centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc 20 quai Claude Bernard 69 007 Lyon France
  • Mots-clés : maladies auto-immunes, pneumoconiose, silice, silicose, troubles liés à l’environnement
  • DOI : 10.1684/ers.2013.0629
  • Page(s) : 352-8
  • Année de parution : 2013

Depuis le milieu du XX e siècle, les risques de santé attribués à la silice cristalline sont associés à une maladie professionnelle, la silicose. Or, des travaux médicaux et épidémiologiques soulèvent de nouvelles questions sur le rôle potentiel des particules de silice et d’autres particules inorganiques dans le déclenchement d’autres maladies qui affectent plusieurs dizaines de milliers de personnes en France : des maladies inflammatoires systémiques (sarcoïdose, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie systémique progressive, polyarthrite rhumatoïde, etc.) et d’autres pathologies (bronchopneumopathie chronique obstructive, insuffisance rénale, etc.). Alors que le débat nosologique et étiologique sur le risque « silice » est relancé, les instruments de la veille sanitaire et les enquêtes statistiques peinent à mesurer la prévalence des risques professionnels déjà connus, à quantifier leurs conséquences sur la santé et à explorer les nouvelles hypothèses épidémiologiques. Le risque lié à la silice, reconnu majeur par son caractère ubiquitaire, demeure pourtant sous-estimé et sous-évalué. Il requiert de nouveaux instruments d’investigation, dont certains prennent place dans le projet SILICOSIS.