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Qualité de l’air intérieur et confort dans les espaces de bureaux, et relations avec la performance au travail. Volet français au projet OFFICAIR, Partie 2 Volume 16, numéro 6, Novembre-Décembre 2017

Auteurs
1 Université Paris-Est / Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)
84, avenue Jean Jaurès
77447 Champs-sur-Marne Cedex 02
France
2 BBA Binnenmilieu
P.O. Box 370
2501 CJ The Hague
The Netherlands
3 Università degli Studi dell’Insubria
via Valleggio 11
22100 Como
Italy
4 University of Milan
Via G.B. Grass
20157 Milan
Italy
5 Delft University of Technology
P.O. Box 5043
2600 GA Delft
The Netherlands
* Tirés à part
  • Mots-clés : environnement intérieur, temps de réaction, mémoire, autoévaluation de la productivité
  • DOI : 10.1684/ers.2017.1096
  • Page(s) : 565-74
  • Année de parution : 2017

Le projet OFFICAIR avait pour objectif de documenter le confort et la qualité de l’air intérieur (QAI) dans les bâtiments de bureaux neufs ou récemment rénovés en Europe. Vingt-et-un bâtiments ont participé à ce projet en France. Dans un sous-échantillon de cinq bâtiments, des mesures de QAI ont été réalisées et des tests de performance ont été proposés aux occupants, dans l’objectif d’étudier les relations entre QAI et performance au travail. Les mesures ont été conduites à deux saisons différentes et portaient sur 21 composés gazeux (composés organiques volatils, aldéhydes, dioxyde d’azote, ozone), ainsi que sur les paramètres d’ambiance (dioxyde de carbone, température et humidité relative), prélevés ou suivis pendant une semaine de travail. En parallèle, les occupants étaient invités à participer à des tests de performance via un questionnaire en ligne : 93 personnes ont participé en été et 98 en hiver. Deux critères de performance étaient considérés : le temps de réaction, évalué par le test standardisé de Deary-Liewald, et la mémorisation de mots. Les participants ont également autoévalué l’influence de l’environnement intérieur sur leur productivité. Les régressions linéaires multiniveaux ont montré que les caractéristiques individuelles restaient les principaux déterminants de la performance au travail. Les concentrations intérieures des xylènes et de l’ozone pourraient influencer le temps de réaction en période estivale. En été comme en hiver, la satisfaction vis-à-vis du bruit et de la possibilité de contrôler la température intérieure augmenterait la productivité autoévaluée par les occupants. Cette étude est la première à examiner l’influence de la QAI sur la performance au travail en conditions réelles et sur la base de mesures. Conduite sur un nombre limité de bâtiments et de volontaires, elle est à reproduire à plus large échelle.