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Environnement, Risques & Santé

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Pollution à l’intérieur des logements : analyse descriptive (partie II) Volume 9, numéro 1, Janvier-Février 2010

Auteur
Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) 253, avenue Général Leclerc 94700 Maisons Alfort, Union des caisses nationales de sécurité sociale, 18 avenue Léon Gaumont 75980 Paris
  • Mots-clés : caractéristiques de l’habitat, chimie, classification, exposition environnementale, pollution de l’air intérieur.
  • DOI : 10.1684/ers.2009.0318
  • Page(s) : 27-38
  • Année de parution : 2010

L’observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) a mené, entre octobre 2003 et décembre 2005, une campagne de mesures de la qualité de l’air, dans un échantillon de 567 logements français visant à être représentatifs de l’ensemble des résidences principales de France métropolitaine continentale. Y ont été effectuées les mesures d’une trentaine de paramètres ou polluants physiques, chimiques ou biologiques. Le présent travail vise à décrire la qualité de l’air des logements en prenant en compte simultanément l’ensemble des polluants mesurés durant la campagne « Logements ». Cette seconde partie consiste à identifier des groupes de logements homogènes en termes de pollution (analyse du point de vue des logements) ; elle est fondée sur les méthodes des cartes auto-organisatrices de Kohonen et de la classification hiérarchique ascendante. L’analyse du point de vue des logements a permis d’identifier quatre types principaux de logements différemment pollués par les composés organiques volatiles (COV) : Les logements les plus fortement pollués par plusieurs COV simultanément représentent 9,6% [7% ; 13%] du parc de logements à l’échelle nationale. Ce groupe se caractérise par des niveaux de concentration médians de 2 à 20 fois supérieurs à ceux de l’échantillon complet pour 7 COV environ. Ils se subdivisent en deux sous-groupes, l’un avec une prédominance des hydrocarbures aromatiques et l’autre avec une prédominance des hydrocarbures aliphatiques. Les logements fortement pollués par un COV principalement représentent 24% [20% ; 28%] du parc. Ce groupe se subdivise en 8 sous-groupes, chacun étant associé à un COV différent : 1,4-dichlorobenzène, n-undécane, 1-méthoxy-2-propanol, styrène, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène, 2-butoxyéthanol et formaldéhyde. Des niveaux de concentration entre 5 et 400 fois supérieurs à ceux de l’échantillon complet y sont constatés. Les logements moyennement pollués par plusieurs COV simultanément représentent 26% [23% ; 31%] du parc. Ils se caractérisent par des niveaux de concentration médians environ 2 fois supérieurs à ceux de l’échantillon complet pour 4 à 7 COV. Ils se subdivisent en deux sous-groupes, l’un avec une prédominance des hydrocarbures aromatiques et l’autre avec prédominance des aldéhydes. Les logements les plus faiblement pollués pour les COV mais également pour les autres polluants représentent 40% [36% ; 45%] du parc. Les autres polluants sont peu reliés à ces groupes