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Environnement, Risques & Santé

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Diagnostic simplifié d’une décharge sauvage (extrême nord-est de l’Algérie) Volume 18, numéro 1, Janvier-Février 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9
  • Figure 10

Tableaux

Auteurs
1 Université Badji Mokhtar
Laboratoire du sol et développement durable
BP 12
Annaba 23000
Algérie
2 Université Badji Mokhtar
Laboratoire de biologie végétale et environnement
BP 12
Annaba 23000
Algérie
* Tirés à part

La gestion des déchets solides est l’un des problèmes les plus difficiles à gérer par les pays en développement qui souffrent de graves problèmes de pollution causés par la production de grandes quantités de déchets. En Algérie, la mise en décharge est considérée comme la filière principale d’élimination des déchets. Le pays compte plus de 3 200 décharges sauvages implantées à travers le territoire national. Les résultats obtenus ont montré que la majorité des déchets sont constitués de métaux et de plastiques (29 et 30 %). Ces derniers sont considérés comme sources majeures de pollution des sols et de l’eau, car ils peuvent être des générateurs de polluants persistants tels que les métaux lourds qui ont des conséquences néfastes pour l’environnement. Cependant, ces déchets peuvent être récupérés et valorisés. Les déchets organiques, textiles et papiers considérés comme biodégradables correspondant à plus de 27 % du poids de la composition des déchets, et présentent un fort potentiel de récupération. Les autres déchets (verre et déchets de construction) représentent de faibles portions considérées comme banales et peuvent être récupérés et réutilisés. De l’analyse de ces résultats, il ressort que la décharge de Kef Oum Teboul recèle un fort potentiel de récupération et recyclage, et ses dépotoirs, qui abritent une biodiversité riche et diversifiée, doivent être protégés.