John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

Déterminants lointains et proches de la pollution atmosphérique Volume 16, numéro 4, Juillet-Août 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
Auteurs
Institut national de l’environnement industriel et des risques
Parc Alata, BP2
60550 Verneuil-en-Halatte
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : pollution de l’air, politique publique, techniques d’aide à la décision, environnement et santé publique
  • DOI : 10.1684/ers.2017.1039
  • Page(s) : 359-64
  • Année de parution : 2017

La pollution atmosphérique est l’un des enjeux les plus sensibles du moment, du fait de ses impacts sanitaires et environnementaux avérés. Paradoxalement, il s’agit aussi d’une question pour laquelle le dispositif réglementaire est le mieux organisé en Europe. Les législations sur les plafonds d’émissions et les concentrations dans l’air ambiant portent leurs fruits, puisque les tendances depuis les vingt dernières années montrent globalement une amélioration, mais également que beaucoup reste à faire pour limiter encore les effets néfastes, en particulier sur la santé.

Pour le législateur, la difficulté est la détermination du périmètre d’action pertinent, qui permettra de bénéficier des impacts maximaux, pour la mise en place de mesures de gestion. En fonction des polluants ciblés, qui sont régis par des processus de chimie-transport différents, il s’agira de donner un poids plus ou moins important aux mesures sectorielles par rapport aux mesures de gestion locale, et de développer la collaboration internationale.

Il est donc important de comprendre et de qualifier correctement les phénomènes de pollution atmosphérique (pollutions de fond comme situations d’épisodes ponctuels), pour définir les bons leviers d’action et surtout éviter les décisions qui pourraient s’avérer contre-productives (du point de vue coût-efficacité, comme du point de vue de la communication au public). Nous proposons donc un état des lieux des connaissances permettant de contribuer à la réflexion sur l’optimisation des choix de stratégies de gestion de lutte contre la pollution atmosphérique, pour limiter de la façon la plus efficace l’exposition des citoyens et des écosystèmes.