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Epilepsies

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Épilepsie : enquête sur les aspects socioculturels et attitudes, menée dans une population de 300 étudiants vivant sur un campus universitaire à Abidjan (Côte-d’Ivoire) Volume 21, numéro 3, juillet-août-septembre 2009

Auteurs
Service de neurologie, CHU de Cocody, BP V13, Abidjan, Côte-d’Ivoire, Service de neurologie, CHU de Yopougon, 21 BP 632, Abidjan 21, Côte-d’Ivoire

La prise en charge des sujets épileptiques dans les pays en voie de développement est rendue difficile en raison de problèmes divers : difficultés d’accès aux soins et aux médicaments, manque de neurologues, manque ou cherté des moyens d’investigations. Mais les considérations socioculturelles constituent le fondement de la marginalisation, et de l’exclusion de l’épileptique en raison de préjugés très marqués dans les populations. Une enquête prospective menée en milieu estudiantin à Abidjan (Côte-d’Ivoire [CI]) en vue de recenser les connaissances sur cette affection en est le reflet : pour neuf étudiants sur dix, l’épilepsie est une maladie contagieuse, assimilable à la folie (31,7 %), grave (81,3 %) et curable quatre fois sur dix par l’association de la médecine traditionnelle et de la médecine moderne. Cela souligne l’urgence des campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation de toute la population ivoirienne. Parmi les priorités, les informations sur l’épilepsie à apporter aux étudiants qui d’après cette enquête en sont très majoritairement demandeurs (98 %).