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Bulletin du Cancer

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Traitement de clôture des adénocarcinomes ovariens de stade avancé : étude pilote de chimiothérapie haute dose par voie intrapéritonéale Volume 86, numéro 7-8, Numéro double 7 - 8, Juillet - Août 1999

Auteurs
Unité de pharmacologie clinique, Institut Claudius-Regaud, 20-24, rue du Pont-Saint-Pierre, 31052 Toulouse Cedex.
  • Mots-clés : adénocarcinome ovarien, traitement de clôture, chimiothérapie intrapéritonéale, haute dose.
  • Page(s) : 673-7
  • Année de parution : 1999

Le traitement de clôture des adénocarcinomes ovariens de stade avancé demeure un sujet de controverse. De janvier 1988 à juillet 1995, 39 patientes, d’âge médian 54 ans, ont reçu un traitement de clôture par voie intrapéritonéale (CIP), après une chirurgie de deuxième regard ; au début de la CIP, 30 d’entre elles n’avaient pas de maladie résiduelle. Le traitement associait 5-fluoro-uracile 1 g/m2 et cisplatine 200 mg/m2, une néphroprotection étant assurée par thiosulfate de sodium intraveineux. L’accès à la cavité péritonéale était assuré par un cathéter de Tenckoff ou par ponction à l’aiguille fine. Neuf patientes ont bénéficié d’une étude pharmacologique : le rapport AUC péritonéale/AUC plasmatique est de 11,2 ± 10,5. Les toxicités hématologiques et rénales sont acceptables. Le suivi médian est de 43 mois. La survie sans rechute médiane est de 36,6 mois, mais de 48,5 mois lorsque les patientes n’avaient pas de maladie résiduelle à l’initiation de la CIP. Le traitement de clôture par chimiothérapie intrapéritonéale s’applique à une maladie chimiosensible, sans résidus macroscopiques et mérite d’être comparé à d’autres approches thérapeutiques.