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Bulletin du Cancer

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Rôle pronostique à long terme des récepteurs stéroïdiens dans le cancer du sein Volume 85, numéro 4, Avril 1998

Auteurs
  • Mots-clés : récepteurs stéroïdiens, cancer du sein, facteurs pronostiques, modèle de Cox, covariables dépendantes du temps.
  • Page(s) : 347-52
  • Année de parution : 1998

L’objectif de ce travail était l’étude de la valeur pronostique spontanée des récepteurs de l’oestradiol (RO) et de la progestérone (RP) dans une cohorte multicentrique de 2 257 patientes traitées pour un cancer du sein et n’ayant reçu aucune hormonothérapie ou chimiothérapie adjuvante. Trois cent sept récidives locorégionales, 105 cancers controlatéraux métachrones et 589 métastases ont été diagnostiqués ; 537 décès liés au cancer du sein ont été rapportés. La médiane de suivi était de 8,5 ans. Soixante-neuf pour cent des tumeurs étaient positives pour les récepteurs de l’oestradiol et 54 % pour les récepteurs de la progestérone. L’analyse a été effectuée sur un échantillon de 1 665 patientes, pour lesquelles toutes les informations cliniques, biologiques et histologiques étaient disponibles. En analyse univariée, la présence de RO et de RP était de bon pronostic pour la survie globale et la survie sans métastase. En analyse multivariée selon un modèle de Cox, seuls les RO conservaient un intérêt pronostique pour la survie globale et la survie sans métastase. En utilisant un modèle de Cox avec covariables dépendantes du temps, nous avons montré que la valeur pronostique des RO diminue d’environ 20 % par an et n’est plus significative après 8 ans de suivi. En conclusion, ces résultats montrent que l’information pronostique apportée par les récepteurs stéroïdiens est faible et limitée dans le temps, leur intérêt principal résidant dans leur valeur prédictive d’une réponse au traitement hormonal.