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Bulletin du Cancer

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Rôle de la greffe autologue ou allogénique de cellules souches hématopoïétiques dans les cancers de l’ovaire Volume 96, numéro 12, décembre 2009

Auteurs
Centre Jean-Perrin, Département de médecin oncologique, 58, rue Montalembert, 63011 Clermont-Ferrand, France, Hôtel-Dieu, Service de thérapie cellulaire et d’hématologie clinique adultes, 11, boulevard Léon-Malfreyt, 63011 Clermont-Ferrand, France

Depuis plusieurs années, certaines recherches de traitement des cancers de l’ovaire avancés en première ligne ou en rechute se sont développées sur la base de deux concepts. Le premier est d’améliorer le taux de réponse en augmentant la dose de chimiothérapie délivrée à l’aide d’une consolidation par chimiothérapie à forte dose. Le deuxième concept est l’obtention d’un effet antitumoral immunologique après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH). L’autogreffe de CSH est indispensable au premier concept en raison des toxicités médullaires définitives liées aux doses de chimiothérapie. Cette stratégie thérapeutique a été largement étudiée en première ligne de traitement des cancers de l’ovaire avancés. Les phases III récentes démontrent une augmentation de la toxicité sans amélioration de l’efficacité en comparaison des doses standards de chimiothérapie. En situation de rechute, les taux de réponse sont élevés mais au prix d’une toxicité importante et avec une durée de réponse très courte. Le topotecan à forte dose, en association avec le carboplatine, fait actuellement l’objet d’évaluations. L’allogreffe de CSH pourrait présenter un intérêt potentiel en raison du contrôle antitumoral immunologique engendré. Cependant la preuve d’une réelle efficacité n’est pas encore formelle et les toxicités liées au traitement ne doivent pas être négligées.