John Libbey Eurotext

Bulletin du Cancer

MENU

Place de la chimio-hyperthermie intrapéritonéale (CHIP) dans le cancer de l’ovaire Volume 96, numéro 12, décembre 2009

Auteurs
Departement de chirurgie oncologique, EA3035, Departement d’anatomo-pathologie, Université de Toulouse, Departement d’oncologie médicale Institut Claudius-Regaud, 20-24 rue du Pont-Saint-Pierre, 31052 Toulouse Cedex

L’utilisation des techniques de chimiothérapie intrapéritonéale avec hyperthermie (CHIP) représente certainement une voie de recherche afin d’améliorer le pronostic de patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire à un stade avancé. Le rationnel théorique et expérimental confirme que ce traitement doit être efficace. La revue de la littérature montre de nombreuses expériences de faisabilité à faible niveau de pertinence en médecin factuelle. Restent de nombreuses interrogations majeures avant que cette technique soit utilisée en routine : quel médicament utiliser et à quelle température, faut-il y réaliser une mono ou une polychimiothérapie, à quel moment de la maladie : lors de la chirurgie d’exérèse initiale, lors de la chirurgie d’intervalle, en consolidation ou lors de la récidive. Ces questions ne doivent pas faire oublier que le pronostic du cancer de l’ovaire se joue lors de la chirurgie d’exérèse qui doit être exemplaire, ne laissant aucun résidu en place.