John Libbey Eurotext

Bulletin du Cancer

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Parcours de femmes 2001 Volume 92, numéro 9, Septembre 2005

Auteurs
Institut Sainte-Catherine, chemin du Lavarin, 84086 Avignon, Institut Bergonié, Centre régional de lutte contre le cancer, 180 rue de Saint-Genès, 33076 Bordeaux, Centre hospitalier Princesse Grâce, Service de radiothérapie, 06000 Monaco, Centre hospitalier Lyon-Sud, Service radiothérapie, 69495 Pierre-Bénite, Institut Gustave-Roussy, Direction soins infirmiers, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif, Bristol-Myers Squibb, Division Oncologie, 3 rue Joseph-Monier, 92500 Rueil-Malmaison, Harris Medical International, 46 rue de l’Échiquier, 75010 Paris
  • Mots-clés : cancer du sein, cancer gynécologique, enquête d’opinion, prise en charge, information
  • Page(s) : 817-27
  • Année de parution : 2005

L’enquête Parcours de femmes 2001 a été initiée afin d’analyser au niveau national la prise en charge et les besoins de patientes atteintes d’un cancer mammaire ou gynécologique aux différentes étapes du parcours de soin. Les patientes éligibles avaient commencé leur traitement depuis au moins 3 mois et/ou terminé depuis moins d’un an. De février à novembre 2001, 2 839 questionnaires ont été distribués, 1 870 patientes l’ont retourné (taux de réponse 66 %) ; 87 % présentaient un cancer du sein et 76 % un cancer à un stade initial de prise en charge (de novo). Au total, 92 % des femmes déclaraient avoir reçu des informations/explications au diagnostic avec une qualité satisfaisante. L’information des patientes a nettement progressé en quelques années mais des insuffisances persistent sur deux aspects : les effets secondaires des traitements et l’évolution de la maladie, surtout pour les patientes en récidive. La fatigue (78 %), l’anxiété (66 %) et les effets secondaires de la chimiothérapie sont les problèmes les plus fréquents et sont bien pris en charge, excepté la fatigue, en raison des difficultés diagnostiques et thérapeutiques. Les problèmes de la vie quotidienne (48 % des patientes ont des difficultés à accomplir les tâches domestiques), matériels ou sociaux, étaient difficilement identifiés et insuffisamment pris en considération par les soignants. En conclusion, l’information donnée aux patientes atteintes de cancers féminins doit être plus complète au moment de la récidive. La prise en charge psychosociale doit faire l’objet d’une nouvelle approche plus globale nécessitant une coordination entre les différentes structures existantes.