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Bulletin du Cancer

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Lymphadénectomie axillaire sentinelle après chimiothérapie néoadjuvante pour cancer du sein : influence du statut ganglionnaire initial Volume 93, numéro 4, Avril 2006

Auteurs
Service chirurgie, Service médecine nucléaire, Service anatomie pathologique, Service recherche clinique, Centre de lutte contre le cancer d’Auvergne Jean-Perrin, 58, rue Montalembert, BP 392, 63011 Clermont-Ferrand Cedex 1
  • Mots-clés : cancer du sein, chimiothérapie néoadjuvante, ganglion sentinelle
  • Page(s) : 415-9
  • Année de parution : 2006

Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer la faisabilité et la pertinence de la biopsie du ganglion sentinelle (GS) après chimiothérapie néoadjuvante pour volumineux cancers du sein. Soixante-quatorze cancers du sein opérables T1T2T3N0N1 mais inaccessibles à une chirurgie conservatrice ont été inclus dans cette étude prospective (2001-2004) : après 6 cures de chimiothérapie néoadjuvante, la recherche du GS était effectuée par méthode isotopique, systématiquement suivie d’un curage axillaire complet. Le GS a été identifié dans 68/74 cas (92 %). Il était envahi dans 30/68 cas (44 %). Le taux de faux négatifs (FN) sur l’ensemble des GS détectés était de 14 % (5/35). Dans le sous-groupe des 42 cas N0 avant chimiothérapie, l’exactitude était de 100 %, la VPN de 100 % et le taux de FN de 0 % tandis que, dans celui des 32 cas N1, l’exactitude était de 83 %, la VPN de 64 % (p > 0,03) et le taux de FN de 25 %. La biopsie du GS après chimiothérapie néoadjuvante est techniquement faisable et semble donner d’excellents résultats dans les cas où le creux axillaire est initialement libre.