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Bulletin du Cancer

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L’imagerie oncologique et les règles internationales de l’évaluation : l’imagerie nucléaire Volume 96, numéro 11, novembre 2009

Auteurs
Pôle d’imagerie, clinique de biophysique et médecine nucléaire, unité Inserm 877, hôpital Michallon, BP 217, CHU de Grenoble, 38043 Grenoble cedex 09, France

Le succès grandissant des explorations isotopiques en cancérologie est lié à un nombre croissant de radiotraceurs et aux progrès des méthodes de détection et d’imagerie. La médecine nucléaire est en mesure de répondre à des questions très actuelles posées par la biologie du cancer et les progrès thérapeutiques qui en découlent. Les nouveaux radiopharmaceutiques permettent d’explorer in vivo le métabolisme des cellules tumorales, la prolifération, l’hypoxie, l’expression de certains récepteurs ou antigènes, etc. Ces progrès des radiopharmaceutiques se combinent avec ceux des outils de détection, que ce soient les caméras couplées à un tomodensitomètre (TEMP-TDM et TEP-TDM), les nouvelles gamma-caméras à semi-conducteurs et les sondes de détection peropératoires. La médecine nucléaire apporte ainsi une contribution croissante pour la stadification initiale des tumeurs, l’évaluation de la maladie résiduelle et la détection des récidives, l’évaluation et la prédiction de la réponse aux traitements, que ce soient la chimiothérapie, la radiothérapie ou maintenant les thérapies ciblées. Cela conduit à des perspectives très prometteuses dans l’adaptation thérapeutique et le suivi des patients, comme cela est clairement montré dans les lymphomes malins. Des critères internationaux standardisés se mettent en place pour l’évaluation thérapeutique en TEP-FDG. La médecine nucléaire s’inscrit ainsi dans la perspective des « marqueurs de substitution », en tant qu’outils favorisant la personnalisation des traitements.