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Bulletin du Cancer

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Les multiples actions de l’EGCG, anti-oxydant tiré du thé vert Volume 86, numéro 9, Septembre 1999

Auteur
Centre de biochimie CNRS/Inserm, Université de Nice Sophia-Antipolis, Parc Valrose, 06108 Nice Cedex 2.
  • Mots-clés : cancer, thé, épicatéchines, EGCG, angiogenèse, apoptose, inflammation, oxydation, télomérase.
  • Page(s) : 721-4
  • Année de parution : 1999

Le thé vert, la boisson la plus populaire en Chine et au Japon, contient des composés dérivés des épicatéchines pour lesquels certaines études épidémiologiques ont montré un rôle protecteur contre le cancer. L’épigallocatéchine-O-gallate (EGCG), qui est la plus active des catéchines présentes dans le thé vert, avait été montrée précédemment bloquant la croissance de plusieurs lignées cellulaires cancéreuses in vitro et réduisant fortement la croissance in vivo de diverses tumeurs animales. Aujourd’hui, il est montré que la consommation de thé vert réduit considérablement chez l’animal l’angiogenèse induite par le VEGF. En fait, l’EGCG est capable, à elle seule, d’inhiber la croissance des cellules endothéliales mais aussi l’angiogenèse, processus de néovascularisation se produisant dans diverses situations physiopathologiques. Ailleurs, l’EGCG a aussi été décrite comme un puissant inducteur de l’apoptose et un inhibiteur de l’activité télomérase sur les chromosomes. En fait, des mécanismes d’action différents pourraient rendre compte de ses diverses actions. Ainsi ses propriétés anti-oxydantes peuvent expliquer ses actions anti-inflammatoires. Quoique aucune cible directe de l’EGCG n’ait été jusqu’à présent isolée, ses multiples actions ainsi que sa large biodisponibilité en font potentiellement une molécule de choix pour traiter dermatoses, goutte, athérosclérose et cancer.