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Bulletin du Cancer

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Les inhibiteurs oraux de la voie du VEGF Volume 94, supplément 5, numéro spécial, juillet 2007

Auteurs
Hôpital Cochin, 27, rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris, Institut Gustave Roussy, 39, rue Camille-Desmoulins, 94800 Villejuif
  • Mots-clés : inhibiteur de la voie du VEGF
  • DOI : 10.1684/bdc.2007.0346
  • Page(s) : 180-90
  • Année de parution : 2007

L’angiogenèse est une étape limitante de la progression tumorale et du phénomène métastatique. Son inhibition est maintenant une stratégie effective dans le traitement des cancers. De la thérapie cellulaire ou agents pharmacologiques oraux, de nombreuses stratégies anti-angiogéniques sont en cours d’investigation. L’approche par petites molécules s’attache principalement à l’inhibition de l’activité tyrosine kinase des récepteurs du VEGF. Au moins cinq molécules sont en cours d’investigation dans des essais cliniques de phase III et deux d’entre elles (sunitinib et sorafenib) ont reçu l’agrément de la Food and Drug Administration dans le traitement des cancers du rein métastatiques. Ces résultats sont particulièrement prometteurs mais de nombreuses questions restent ouvertes. Le profil de toxicité paraît favorable mais les effets à long terme d’une exposition continue sont inconnus. Les différents essais cliniques ont en effet mis en exergue le rôle de la voie du VEGF dans le maintien de nombreuses fonctions physiologiques. Par ailleurs, aucun des agents en cours de développement ne cible spécifiquement l’angiogenèse et les effets off-targets sont particulièrement difficiles à évaluer. Il n’y a pas à ce jour de marqueur prédictif fiable et reproductible de l’efficacité ou de la toxicité de ces différents agents.