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Bulletin du Cancer

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Le spectre limité des mutations pathogéniques BRCA1 et BRCA2 dans le cancer du sein et le cancer du sein-ovaire dans les familles canadiennes-françaises, une population fondatrice du Québec, Canada Volume 93, numéro 9, Septembre 2006

Auteur
Departments of Medicine and Human Genetics, McGill University ; and The Research Institute of the McGill University Health Centre, Montreal, Quebec Canada, Medical Genetics, Room L10-120, Montreal General Hospital, 1650 Cedar Avenue, Montreal (Quebec) H3G 1A4
  • Mots-clés : canadiens-Français, population fondatrice, BRCA1, BRCA2
  • Page(s) : 841-6
  • Année de parution : 2006

La démographie génétique unique de la population canadienne-française du Québec, Canada, a fourni l’opportunité pour l’étude de la contribution de BRCA1 et BRCA2, les gènes de susceptibilité du cancer sein-ovaire. Nous révisons dans cette étude BRCA1 et BRCA2 dans le contexte des cancers familiaux des Canadiens-Français, une population fondatrice bien caractérisée, connue pour sa contribution à la génétique médicale. Les mutations pathogéniques BRCA1 et BRCA2 contribuent dans une proportion significative aux cancers héréditaires familiaux du sein et/ou de l’ovaire chez les descendants canadiens-français. Des mutations BRCA1 et BRCA2 ont été rapportées approximativement chez 40 % des familles avec au moins trois cas de cancer du sein/ou de l’ovaire, où le diagnostic du cancer du sein survient avant l’âge de 66 ans et où tous les cas se retrouvent au premier, deuxième et/ou troisième degrés de relation des cas rapportés testés pour les mutations. La proportion des familles de mutations positives était très similaire à celle rapportée dans les études indépendantes de familles non sélectionnées pour l’ethnicité. Ainsi, on observait dans 84 % des familles de mutation positive une des huit mutations pathogéniques de BRCA1 (2953delGTA + C, 3875delGTCT et 4446C → T) et BRCA2 (2816insA, 3398delAAAAG, 6085G → T, 6503delTT et 8765delAG). Les analyses d’haplotypes avaient suggéré que les porteurs des mutations récurrentes les plus communes montrent un facteur ancestral. Cet effet a été attribué aux fondateurs communs de la population canadienne-française du Québec qui a émigré de France entre 1608 et 1759. Il est possible que les gènes de susceptibilité de ce nouveau cancer hautement pénétrant comptent pour une fraction de 60 % des mutations négatives BRCA des cancers familiaux canadiens-français. Les analyses continues de génétique et de caractérisation des cancers familiaux des Canadiens-Français promettent de nous donner une large structure de ces familles qui sont favorables à des analyses classiques de lien du génome pour de nouveaux gènes de susceptibilité du cancer du sein et de l’ovaire.