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Bulletin du Cancer

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Le point de vue du biologiste sur la pharmacogénétique dans le cancer colorectal Volume 95, numéro 10, octobre 2008

Auteurs
Université Paris-Descartes ; Inserm UMR-S U775 Bases moléculaires de la réponse aux xénobiotiques ; Hôpital Européen Georges-Pompidou, Pôle de biologie, Pôle de cancérologie, Institut Gustave-Roussy ; hôpital Paul-Brousse, Villejuif
  • Mots-clés : cancer colorectal, pharmacogénétique, pharmacogénomique, UGT1A1, KRAS, DYPD, TYMS
  • DOI : 10.1684/bdc.2008.0728
  • Page(s) : 935-42
  • Année de parution : 2008

Récemment plusieurs nouveaux médicaments ont été mis sur le marché pour traiter des patients atteints de cancer colorectal. Ces traitements ont des efficacités comparables, laissant aux cliniciens ma décision du traitement le plus efficace et le moins toxique, ainsi avec le choix vient le temps de la décision. Le biologiste devra fournir les outils permettant d’éclairer ce choix. Parmi les outils disponibles, ceux de la pharmacogénétique et de la pharmacogénomique apparaissent les plus prometteurs et des exemples récents permettent d’illustrer leur intérêt clinique. La pharmacogénétique des anticancéreux présente une particularité clinique qui nécessite de tenir compte des variations génétiques non seulement des cellules hôtes mais aussi de celles des cellules tumorales. Parmi les exemples les plus démonstratifs l’un est celui de la prédiction des neutropénies sévères induites par l’irinotécan chez les malades homozygotes pour l’allèle *28 de l’UGT1A1 enzyme qui conjugue le SN38 principe actif de l’irinotécan, l’autre est celui de la présence d’une mutation de KRAS dans les cancers colorectaux prédictive de la non-réponse à l’irinotécan.