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Bulletin du Cancer

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Le PKC 412 Volume 86, numéro 7-8, Numéro double 7 - 8, Juillet - Août 1999

Auteurs
Laboratoire de pharmacologie antitumorale du Centre Oscar-Lambret, et U. 524 Inserm, place de Verdun, 59045 Lille Cedex, France.
  • Page(s) : 614-7
  • Année de parution : 1999

Le PKC 412 (figure 1) dénommé précédemment CGP 41251, développé par les laboratoires Novartis (Bâle, Suisse), est un inhibiteur de protéines kinases ; il présente une forte sélectivité vis-à-vis de certaines d'entre elles et notamment les protéines kinases C (PKC). Cette molécule d'origine synthétique s'apparente à un produit d'origine naturelle, la staurosporine. Il s'agit en fait du N-benzoyl-staurosporine [1]. Généralement, des signaux de prolifération et de différenciation cellulaires sont transmis par l'intermédiaire de récepteurs à activité tyrosine kinase ou par des récepteurs couplés aux protéines G et amplifiés dans la cellule par l'intermédiaire de nombreuses protéines kinases. La transduction du signal qui en découle est alors une succession de phosphorylations et de déphosphorylations. La PKC phosphoryle des résidus de sérine ou de thréonine de protéines cibles qui jouent un rôle dans la régulation de la prolifération et de la différenciation cellulaires. Elle joue un rôle important pour les seconds messagers lipidiques (comme le diacylglycérol ou DAG) et les esters de phorbol. En conséquence, il n'est pas surprenant que des changements génétiques entraînant la formation de protéines kinases dérégulées ou actives en permanence aient un effet carcinogène [2, 3].