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Bulletin du Cancer

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L’ADN G-quadruplexe : mythe ou réalité ? Volume 90, numéro 4, Avril 2003

Auteurs
Institut fédératif de recherche 53, UFR de Pharmacie, Université de Reims-Champagne-Ardenne, 51, rue Cognacq-Jay, 51096 Reims. CNRS UMR 6142, Université de Reims-Champagne-Ardenne, 51096 Reims
  • Mots-clés : G-quadruplexe, G-quartet, télomérase, télomère.
  • Page(s) : 305-13
  • Année de parution : 2003

La séquence particulière de l’ADN télomérique composée de répétitions du motif GGTTAG permet la formation d’une structure d’ADN non usuelle en quadruplexe de guanines (G-quadruplexe). Des petites molécules pouvant fixer et stabiliser l’ADN télomérique sous sa conformation G-quadruplexe sont capables d’inhiber les fonctions de la télomérase. Plusieurs travaux récents ont démontré que les ligands de G-quadruplexe pouvaient inhiber l’activité de la télomérase dans les cellules tumorales et représenter une nouvelle approche expérimentale pour limiter la croissance tumorale. L’existence intracellulaire des structures G-quadruplexes est cependant controversée car aucune preuve directe n’a permis de l’établir au sein de l’ADN cellulaire. De nombreuses séquences d’acides nucléiques réparties au sein du génome des mammifères sont potentiellement capables d’adopter une structure en G-quadruplexe et différentes structures protéiques ont été décrites pour fixer les G-quadruplexes in vitro. Ces données font des G-quadruplexes une famille structurale beaucoup plus large que celle initialement découverte au niveau du télomère et posent le problème de la sélectivité d’action des ligands de G-quadruplexe et de leur index thérapeutique dans le cadre d’une stratégie de recherche antitumorale.