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Bulletin du Cancer

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La voie d’abord chirurgicale cœliovaginale chez les patientes obèses atteintes d’un cancer de l’endomètre Volume 93, numéro 4, Avril 2006

Auteurs
Centre Oscar-Lambret, 3, rue Frédéric-Combemale, BP 307, 59020 Lille Cedex, Centre Claudius-Regaud, 20, rue du Pont Saint-Pierre, 31300 Toulouse
  • Mots-clés : adénocarcinome de l’endomètre, obésité, abord cœliovaginal
  • Page(s) : 402-6
  • Année de parution : 2006

Afin de montrer la faisabilité de l’abord cœliovaginal chez les obèses traitées pour adénocarcinome endométrial au stade 1, 81 patientes ont été incluses rétrospectivement dans deux centres anticancéreux : 41 obèses et 40 non obèses ont bénéficié d’une hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale et lymphadénectomie pelvienne par voie cœliovaginale. Le temps opératoire était significativement plus élevé chez les obèses (150 versus 121 minutes, p = 0,01), alors que ganglions prélevés (16,3 versus 16,2), durée d’hospitalisation (3,8 [2-8] versus 3,6 jours [2-7]), taux de complications et survie sans récidive (93 versus 83 %) étaient similaires. Après appariement des 41 patientes précédentes avec 29 obèses laparotomisées, on notait une durée d’hospitalisation plus courte dans le groupe voie cœliovaginale (3,8 [2-8] versus 7,4 [5-10], p < 0,001) ; ganglions prélevés (16,3 [3-50] versus 11,5 [2-34]), temps opératoire (149,9 minutes [80-300] versus 167,9 [60-390]) et survie sans récidive (93 versus 80 %) étaient comparables. Parmi les patientes laparotomisées, une nécrose cutanée a nécessité 3 mois de traitement et l’annulation de la radiothérapie adjuvante. Les réductions de morbidité postopératoire, de durée d’hospitalisation et l’absence de retard aux traitements adjuvants confirment l’intérêt de l’abord cœliovaginal chez les patientes obèses.