John Libbey Eurotext

Bulletin du Cancer

MENU

La radiothérapie asservie à la respiration : la radiothérapie 4D Volume 92, numéro 1, Janvier 2005

Auteurs
Département d’oncologie-radiothérapie, Institut Curie, 26, rue d’Ulm, 75005 Paris, Service de radiothérapie, Institut Sainte-Catherine, 1750 chemin du Lavarin, 84000 Avignon, Département de radiothérapie, Centre Léon-Bérard, 29, rue Laennec, 69008 Lyon
  • Mots-clés : mouvement respiratoire, asservissement respiratoire, radiothérapie
  • Page(s) : 83-9
  • Année de parution : 2005

Les techniques d’asservissement respiratoire représentent un progrès important pour le traitement des tumeurs mobiles avec la respiration, comme les cancers pulmonaires, mammaires et hépatiques. Elles permettent de mieux adapter les champs d’irradiation à la tumeur et ainsi de protéger certains organes critiques (le poumon, le cœur…). Il s’agit d’un outil d’optimisation complémentaire des autres techniques innovantes comme la radiothérapie conformationnelle avec et sans modulation d’intensité. Deux principales approches peuvent être actuellement distinguées : dans la première, la respiration du patient est bloquée, soit volontairement, soit par l’occlusion d’une valve ; la seconde approche consiste à suivre en temps réel le rythme ventilatoire spontané et à déclencher le scanner ou l’accélérateur linéaire à un niveau, toujours identique, du cycle respiratoire. Cette technique s’adapte au cycle respiratoire de chaque personne. Les mouvements respiratoires peuvent être détectés grâce à plusieurs types de capteurs (caméra CCD dans le système GEMS/Varian testé à l’Institut Curie). Une nouvelle utilisation de ces systèmes vient d’être développée : la tomodensitométrie corrélée à la respiration. Cette nouvelle stratégie consiste à associer à chaque coupe une information indiquant sa situation dans le cycle respiratoire. Elle permet de reconstruire rétrospectivement un examen complet pour chaque phase du cycle respiratoire, de mesurer les mouvements résiduels et de choisir la phase optimale où ces mouvements sont les plus petits. Ces techniques commencent à être utilisées en routine dans plusieurs centres dans le monde. Les premiers résultats sont très prometteurs.