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Bulletin du Cancer

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La maladie de Hodgkin : la biologie au service du clinicien Vers de nouveaux facteurs pronostiques et de nouvelles approches thérapeutiques Volume 88, numéro 11, Novembre 2001

Auteurs
Interne des Hôpitaux de Lyon, Spécialité oncologie médicale, Ajora, Centre Léon-Bérard, 28, rue Laennec, 69373 Lyon Cedex 08. E-mail : Mtrubio@aol.com
  • Mots-clés : Hodgkin, biologie, cytokine, apoptose, pathogénie, oncogenèse, virus d'Epstein-Barr, pronostic, thérapeutique
  • Page(s) : 1081-90
  • Année de parution : 2001

La maladie de Hodgkin est une pathologie lymphomateuse caractérisée, du point de vue histologique, par la présence de 1 à 5 % de cellules tumorales, les cellules de Reed-Sternberg, au sein d'un infiltrat cellulaire polymorphe, inflammatoire et réactionnel. Les études de biologie moléculaire ont récemment montré que la cellule de Reed-Sternberg est une cellule d'origine B post-germinale dans la majorité des cas. Elle possède toutes les caractéristiques d'une cellule présentatrice de l'antigène. Paradoxalement, dans cette maladie, il existe une intense réaction inflammatoire, mais les cellules du système immunitaire activées ne sont pas fonctionnelles. La survie et la prolifération anormales des cellules de Reed-Sternberg résultent de l'existence d'une anergie lymphocytaire, de l'acquisition de mécanismes de résistance à l'apoptose et de l'amplification de la voie de NFkappaB impliquée dans la survie cellulaire. Si ces observations permettent de mieux comprendre la présentation clinique et l'évolution de cette maladie, elles pourraient orienter la recherche de nouveaux facteurs pronostiques et d'approches thérapeutiques spécifiques.