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Bulletin du Cancer

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Facteurs pronostiques dans les lymphomes non hodgkiniens et les lymphomes de Hodgkin Volume 96, numéro 4, avril 2009

Auteurs
Service d’hématologie, AP-HP, hôpital Saint-Louis, Paris, France, Service d’onco-hématologie, CHU de Nice l’Archet, clinique universitaire des spécialités médicales, Nice, France
  • Mots-clés : lymphome non hodgkinien, lymphome de Hodgkin, facteurs pronostiques, TEP
  • DOI : 10.1684/bdc.2009.0844
  • Page(s) : 461-73
  • Année de parution : 2009

Les lymphomes de Hodgkin ou non hodgkiniens sont des maladies hématologiques fréquentes et hétérogènes. Les facteurs pronostiques permettent de classer les patients en groupes de risque homogènes, de proposer au patient un traitement adapté à son risque de rechute et d’éviter un surtraitement dans certains cas. La première étape est, pour tous les types de lymphomes, de déterminer le stade Ann Arbor, de façon clinique, radiologique et par imagerie fonctionnelle. Mais cette classification reste imparfaite pour déterminer le devenir des patients. Ainsi des scores adaptés à l’histologie ont été adoptés : international pronostic index (IPI) pour les lymphomes agressifs, follicular lymphoma international pronostic index (FLIPI) pour les lymphomes indolents et international pronostic score (IPS) pour les lymphomes de Hodgkin avancés. L’imagerie fonctionnelle par tomographie par émission de positons (TEP) a une valeur pronostique pour les lymphomes agressifs et les lymphomes de Hodgkin dans l’évaluation précoce de la réponse au traitement, avant autogreffe et en fin de traitement. Concernant les facteurs pronostiques moléculaires, plusieurs pistes ont été étudiées : taux élevés de protéines circulantes, hyperexpression de certains gènes, marquage au sein du tissu tumoral de cellules particulières. Mais ces facteurs ne sont pas encore utilisés en pratique courante : ils ne sont pas validés sur de grands effectifs, et leur indépendance, vis-à-vis des autres facteurs pronostiques et entre eux, n’est pas connue. Actuellement, malgré les développements de la biologie moléculaire, seuls persistent les facteurs pronostiques classiques cliniques, biologiques et radiologiques, conventionnels ou par imagerie fonctionnelle.