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Bulletin du Cancer

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Comparaison de la cœlioscopie à la laparotomie dans la prise en charge du cancer de l’endomètre précoce Volume 94, numéro 11, novembre 2007

Auteurs
Service de chirurgie gynécologique,, Unité d’épidémiologie et de recherche clinique,, Service d’anatomopathologie, Hôpital européen Georges Pompidou, 20, rue Leblanc, 75015 Paris

Le but de cette étude était de comparer les données peropératoires et les complications de la cœlioscopie par rapport à celles de la laparotomie chez des patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre. Une étude rétrospective a été menée chez toutes les patientes présentant un cancer de l’endomètre supposé précoce, opérées entre décembre 2000 et décembre 2005 dans notre institution. Quarante-quatre patientes ont été opérées par voie cœlioscopique, 21 par laparotomie. L’âge moyen et l’indice de masse corporelle étaient comparables dans les deux groupes. Il n’y avait pas de différence significative entre la durée opératoire du groupe cœlioscopie (240 minutes [90-390]) et celle du groupe laparotomie (195 minutes [120-600]), (p = 0,234). Deux complications peropératoires sont survenues par cœlioscopie (4,7 %) et 2 dans le groupe laparotomie (9,5 %). Le nombre de ganglions pelviens prélevés était significativement supérieur dans le groupe cœlioscopie (11,5 [2-33] versus 7,5 [3-37], p < 0,05). Les taux de complications postopératoires précoces et tardives étaient comparables entre le groupe cœlioscopie (5 et 0 cas, 27,8 et 0 %) et laparotomie (5 et 2 cas, 11,6 et 4,5 %, p = 0,143 et p > 0,999). La durée d’hospitalisation était plus longue après laparotomie (9,5 jours (6-39) versus 5,0 (4-27), p < 0,05). La cœlioscopie permet de prélever davantage de ganglions, avec une durée opératoire comparable, une durée d’hospitalisation plus courte et une morbidité identique. Elle apparaît ainsi être une alternative faisable à la voie d’abord laparotomique classique.