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Bulletin du Cancer

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Amiante et mésothéliome pleural malin : aspects moléculaires, cellulaires et physiopathologiques Volume 92, numéro 11, Novembre 2005

Auteurs
Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), Avenue de Bourgogne, BP27, 54501 Vandoeuvre, Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IBMC) du Centre National de la Recherche Scientifique, UPR 9002, Rue René Descartes, 67084 Strasbourg, INSERM U525 Equipe 4, Faculté de Pharmacie, 30 Rue Lionnois, 54000 Nancy

L’amiante, mutagène et cancérogène, est responsable d’atteintes pulmonaires : plaque pleurale, cancer bronchopulmonaire et mésothéliome pleural malin. Une exposition professionnelle aux fibres d’amiante est retrouvée dans 70-80 % des cas de mésothéliome pleural malin. Ce dernier constitue un réel défi tant pour le chercheur que le clinicien. Le diagnostic du mésothéliome pleural malin est difficile et les traitements conventionnels n’ont pas démontré d’intérêt en termes de survie. L’augmentation constante de l’incidence du mésothéliome pleural malin, sa gravité et son retentissement sur les plans humains, social et financier en font aujourd’hui un véritable problème de santé publique. Dans cet article, nous proposons une synthèse des événements cellulaires, moléculaires et physiopathologiques marquant la genèse et le développement du mésothéliome pleural malin. À la fin de cet exposé, nous présentons également les données les plus récentes sur l’analyse moléculaire de ce cancer, et plus particulièrement celles issues de l’étude du transcriptome de mésothéliome pleural malin par les puces d’expression. Ces données ouvrent de nouvelles perspectives dans la comprehension de ce cancer, ainsi que des perpectives diagnostiques et thérapeutiques.