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Annales de Biologie Clinique

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Rhabdomyolyse induite par un traitement antipsychotique Volume 76, numéro 3, Mai-Juin 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Département des laboratoires, Hôpital d’instruction des armées Bégin, Saint Mandé, France
2 Service de psychiatrie, Hôpital d’instruction des armées Bégin, Saint Mandé, France
3 Ecole du Val-de-Grâce, Paris, France
  • Mots-clés : antipsychotiques, créatine kinase, interprétation biologique, mirtazapine, prestation de conseils, rhabdomyolyse
  • DOI : 10.1684/abc.2018.1351
  • Page(s) : 329-35
  • Année de parution : 2018

Nous rapportons le cas d’un patient de 40 ans suivi pour un état de stress post-traumatique. Une réévaluation de son traitement pharmacologique marquée par l’introduction de mirtazapine (30 mg/jour) a entraîné une rhabdomyolyse (CK > 20 000 UI/L à J3 de la modification du traitement). L’arrêt de ce médicament associé à des mesures symptomatiques (hydratation) a permis une normalisation de l’activité CK plasmatique en 12 jours sans insuffisance rénale associée. Le diagnostic de rhabdomyolyse iatrogénique secondaire à la prise de mirtazapine a été retenu. A travers ce cas clinique, nous présentons l’importance de la prestation de conseils et le rôle que peut avoir le biologiste dans l’exploration d’une élévation de l’activité CK plasmatique. Une explication du mécanisme physiopathologique de cette rhabdomyolyse est également proposée.