John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

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Le vieillissement neuroendocrinien Volume 59, numéro 4, Juillet - Août 2001

Auteurs
Inserm U. 549, 2ter, rue d'Alésia, 75014 Paris
  • Page(s) : 437-44
  • Année de parution : 2001

Les fonctions neuroendocrines conditionnent la qualité de la vie chez l'individu âgé : il n'est que de voir l'importance d'un traitement substitutif aux hormones stéroïdiennes chez la femme ménopausée. Cependant, le vieillissement neuroendocrinien ne se limite pas aux hormones sexuelles et il retentit de manière plus ou moins importante aux différents niveaux du complexe hypothalamo-hypophysaire. La particularité de ce complexe est d'être situé anatomiquement et fonctionnellement à l'interface du système nerveux central et de la périphérie. Dès le stade de la première ébauche embryonnaire, l'hypophyse est en contact étroit avec l'ébauche de l'hypothalamus [1] auquel elle restera toujours associée grâce à un système porte sanguin en ce qui concerne l'adénohypophyse, et à la projection directe de terminaisons nerveuses pour le lobe nerveux. Bien que les preuves expérimentales directes soient encore fragmentaires, on peut admettre que le dialogue hypothalamo-hypophysaire est impliqué dans le vieillissement. Dans cette revue nous décrirons essentiellement la neuroanatomie du complexe hypothalamo-hypophysaire, les grandes fonctions neuroendocriniennes, leurs modifications au cours du vieillissement et les tentatives de thérapies substitutives qui sont désormais entreprises.